Prévention sacrifiée : l’exemple des lieux d’accueil enfants-parents
Par Nadine Barthe
A l’occasion de cette session, Nadine Barthe a pris la parole au sujet de la prévention et de la protection maternelle et infantile pour dénoncer un décalage marqué entre les ambitions affichées par le Département et les choix budgétaires réellement opérés.
Si l’exécutif met en avant une hausse de 4 % du budget des solidarités humaines, les élu-es de la Gauche départementale rappellent que cette augmentation est essentiellement mécanique, liée à la progression des dépenses contraintes, et non le résultat d’un véritable investissement dans la prévention.
Point d’alerte majeur : les coupes budgétaires décidées en 2025 à l’encontre des Lieux d’Accueil Enfants-Parents (LAEP), à hauteur de 140 000 euros. Ces structures jouent pourtant un rôle clé dans le soutien à la parentalité et la prévention précoce des difficultés. Une économie marginale à l’échelle du budget départemental, mais aux conséquences lourdes pour les familles, les professionnels et le tissu associatif.
En l’absence d’explications sur les dispositifs de remplacement et les moyens humains mobilisés, la Gauche départementale alerte sur un désengagement assumé de la prévention, au risque de renforcer des logiques d’intervention d’urgence, moins efficaces socialement et plus coûteuses à long terme.
Enfin, Nadine Barthe a appelé à mettre fin au décalage entre les discours et les actes. Alors que la prévention est affichée comme une priorité, les choix budgétaires fragilisent des outils essentiels comme les Lieux d’Accueil Enfants‑Parents.
Pour la Gauche départementale, seule une politique cohérente, avec des engagements clairs et des moyens à la hauteur, permettra d’agir réellement en amont au bénéfice des enfants et des familles.