Quand la culture devient une variable d’ajustement

Par Michel MINVIELLE

Lors de la présentation du budget départemental, Michel MINVIELLE a exprimé sa vive inquiétude quant à la réduction significative des aides destinées aux associations culturelles.

L’enveloppe proposée pour 2026 s’établit à 2,40 M€, contre 3,69 M€ en 2024, soit une baisse cumulée de 35 % en deux ans et de -13% par rapport à 2025.

Cette décision fragilise un écosystème déjà précaire composé d’associations, d’artistes, de bénévoles, de lieux culturels et de structures de médiation.

De telles coupes pourraient entraîner une réduction des activités, des pertes d’emplois et un recul de l’accès à la culture dans les territoires ruraux comme urbains. À cela s’ajoute une préoccupation majeure : l’absence de concertation préalable avec les acteurs culturels.

Comment ces derniers peuvent-ils anticiper, se projeter et s’adapter lorsqu’ils sont contraints de naviguer à vue, sans visibilité ni dialogue ?

"Soutenir la culture, c’est défendre une certaine idée de la République, fondée sur le partage, la diversité et l’accès de toutes et tous aux savoirs et à la création."

La culture constitue un levier essentiel de cohésion sociale, d’émancipation et d’éducation populaire, particulièrement pour les publics qui en sont les plus éloignés. Pour toutes ces raisons, la culture doit être considérée comme un investissement stratégique pour le territoire et non comme une simple variable d’ajustement budgétaire.

Le groupe des élue.s de la Gauche départementale demande donc une révision à la hausse des financements et la réaffirmation d’une ambition culturelle  forte du Département.

Défendre l’action sociale et les solidarités territoriales.

Contact : michel.minvielle@le64.fr
Tel : 05 59 11 44 89

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