Entre improvisation et mépris : quand l’exécutif piétine la démocratie départementale
Décisions de coin de table, mépris des instances, communication par voie de presse avant tout débat… Les élu-es Gauche 64 dénoncent des méthodes qui fragilisent notre Institution et ses partenaires.
Des méthodes qui fragilisent notre Institutions et ses partenaires
Lors de cette session, nous avons découvert un revirement de dernière minute sur les taux directeurs des établissements sociaux et médico-sociaux (EHPAD, services d’aide à domicile…). Alors que le travail en commission laissait entendre un gel des taux à 0 % – un signal alarmant pour nos structures déjà étranglées – l’exécutif a déposé un rapport «sur table» le jour de la session pour, finalement, relever ces taux.
Si nous avons évidemment voté pour cette bouffée d’oxygène en faveur des établissements, nous condamnons fermement la méthode.
Gouverner par l’improvisation, sans débat préalable ni transparence, n’est pas seulement un problème technique : c’est une marque de mépris profond pour le travail des élus de l’opposition et de la majorité elle-même.
Ce mépris s’exprime également par une absence de dialogue, une politique de l’autruche envers nos partenaires associatifs et les acteurs de terrain qui, malgré leurs demandes répétées, ne sont jamais reçus par l’exécutif. Piloter un département ne consiste pas à ignorer ceux qui le font vivre, mais à construire avec eux : en instaurant notamment un nouveau dispositif d’analyse des comptes des associations, la majorité acte la rupture du pacte de confiance avec ses partenaires historiques.
Outrepasser les instances décisionnaires
Enfin, le cas de l’Agence Départementale du Tourisme (ADT) est symptomatique de cette dérive : des décisions stratégiques sont prises sans l’avis du Conseil d’Administration ; des engagements financiers lourds (120 000 € par an) sont dévoilés dans les journaux avant même d’être soumis au vote.
Nous refusons de servir de caution à une instance où les procédures statutaires sont bafouées et où la décision politique est confisquée par une poignée d’individus.
Tandis que la droite court-circuite le débat démocratique à tout va, les élu-es Gauche 64 demandent le respect des commissions de travail comme véritables lieux de débat, la fin des décisions annoncées dans la presse avant d’être votées et une véritable concertation avec les partenaires du Département.
Notre Assemblée départementale mérite mieux que ce bricolage permanent. Elle a besoin d’une véritable réflexion politique, de clarté et, par-dessus tout, de respect des règles qui fondent notre vie démocratique.






