Canicule dans les collèges : des réponses insuffisantes face à l’urgence climatique
Partout en France, les récentes vagues de chaleur ont mis en lumière des conditions d’étude et de travail devenues parfois insoutenables dans les établissements scolaires.
Qu’ils soient anciens ou plus récents, de nombreux collèges se transforment en véritables bouilloires thermiques lorsque les températures grimpent. Une situation préoccupante pour les élèves, mais aussi pour les personnels éducatifs et les agents qui y travaillent au quotidien.
Face aux nombreuses inquiétudes exprimées ces dernières semaines, Karine BILLAUT a interrogé l’exécutif départemental sur plusieurs points essentiels :
- L’existence d’un diagnostic permettant d’identifier les collèges les plus vulnérables aux fortes chaleurs,
- Les mesures d’urgence et les aménagements prévus d’ici la rentrée 2026 ainsi que les moyens financiers qui leur sont consacrés,
- Et les adaptations mises en place pour protéger les agents les plus exposés.
Malheureusement, les réponses apportées sont restées largement incomplètes.
Alors que les bâtiments scolaires ont été conçus avant tout pour affronter le froid et les intempéries, et non les épisodes de chaleur extrême désormais récurrents, les premières mesures évoquées se limitent essentiellement à des consignes d’aération et à la vérification des systèmes de ventilation existants.
Plus préoccupant encore, l’exécutif départemental explique les difficultés rencontrées par un prétendu “mauvais usage” des bâtiments. Parmi les solutions envisagées figure même la rédaction d’un “guide de bonne utilisation du bâtiment”, laissant penser que le problème relèverait davantage des comportements que des limites structurelles des locaux.
Une commande de brasseurs d’air aurait été passée, sans qu’aucune précision ne soit donnée sur leur nombre ou leur répartition. Par ailleurs, seuls 4 des 39 collèges du département sont équipés de films solaires. Plus révélateur encore, au collège de Saint-Jean-de-Luz actuellement en travaux, ces équipements n’avaient pas été prévus dans le marché public initial, illustrant un manque évident d’anticipation face aux épisodes de chaleur.
Il aura finalement fallu deux épisodes caniculaires exceptionnels, de neuf jours en mai puis de douze jours en juin 2026, pour que la question de l’adaptation des collèges aux fortes chaleurs soit réellement prise en compte dans les projets de rénovation.
Même si nos questions sont restées sans réponses détaillées, le constat est clair : le Département n’a pas suffisamment anticipé les conséquences du changement climatique sur les collèges…