L’eau : une ressource à protéger

Sous couvert de soutien aux agriculteurs, la majorité départementale Modem/LR a présenté une motion sur l’utilisation de l’eau qui, derrière un discours de « pragmatisme », prépare en réalité le terrain pour contourner les outils de planification environnementale et de concertation locale, outils essentiels pour prévenir les conflits d’usage entre agriculteurs, citoyens, associations et collectivités

Comme l’a relevé Henri BELLEGARDE, cette motion défend le développement du stockage de l’eau sans jamais préciser de quoi il s’agit réellement. Parle-t-on de petites retenues collinaires alimentées par le ruissellement, ou de méga-bassines de substitution qui reposent sur le pompage de l’eau dans les nappes phréatiques ou les cours d’eau en hiver ? Le texte reste volontairement flou sur ce point.

Nous partageons l’objectif de garantir notre souveraineté alimentaire et d’accompagner les agriculteurs face aux conséquences du changement climatique. Or, la détresse du monde agricole ne doit pas servir de prétexte pour ouvrir grand la porte aux méga-bassines, des projets qui accaparent l’eau au bénéfice de quelques-uns, au détriment de l’intérêt général, de la biodiversité et de l’équilibre des écosystèmes.

Parce que nous refusons de signer un chèque en blanc qui alimenterait les futurs conflits de l’eau dans notre Département et affaiblirait les protections environnementales indispensables à l’avenir de notre territoire, les élu·es de la Gauche départementale ont voté CONTRE cette motion.

Cette orientation est d’autant plus préoccupante qu’elle fait écho aux récentes décisions prises au Sénat dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole. La majorité sénatoriale de droite et du centre a adopté une modification de la définition des zones humides visant à réduire le nombre de ces espaces pourtant essentiels au cycle de l’eau. 

Renforcer le lien entre toutes les ruralités et le département.

Contact : henri.bellegarde@le64.fr
Tel : 05 59 11 44 89

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