Collèges : financer le privé, c’est affaiblir le public
Par Jean-François MAISON
S’agissant du financement des investissements dans les collèges privés, la loi est claire : si le fonctionnement des collèges sous contrat doit être financé, l’investissement est quant à lui facultatif. Il s’agit donc bien d’un choix politique.
Jean-François Maison a rappelé qu’en 2026, tout comme en 2025, 900 000 € d’argent public sont consacrés aux établissements privés alors même que la sélection sociale s’y accentue fortement.
En 20 ans, la part d’élèves issus de milieux très favorisés dans l’enseignement privé est passée de 26 % à 40 %, tandis que le public assume seul l’accueil de tous les élèves, sans distinction.Pourquoi est-ce problématique ?Parce que financer l’investissement du privé revient à accentuer les inégalités scolaires, à fragiliser la mixité sociale et à détourner des ressources essentielles au bon fonctionnement des établissements publics.
Dans le même temps, notre Département connaît des fermetures de classes et des suppressions de postes avec des conséquences directes sur les conditions d’apprentissage.
“Dans un contexte financier contraint, chaque euro investi dans un bâtiment privé est un euro qui manque à nos collèges publics, à nos LAEP, à nos associations culturelles.”
Les élu-es Gauche 64 ne remettent pas en cause la liberté de choix des familles. Cependant, face à des recettes en baisse, des priorités claires doivent être établies.La Gauche départementale défend la vision d’un Conseil départemental qui protège et renforce l’école publique, pilier de l’égalité républicaine, plutôt que d’alimenter les inégalités scolaires.